
La presse titre ce matin, « La France se réveille sonnée au lendemain d’une journée de mobilisation ayant virée au chaos ».
Et nous n’avons pas été en reste ces derniers temps.
Les violences se multiplient et en réponse, les discours des pouvoirs se polarisent, instrumentalisant les faits pour tenter de renforcer leur légitimité et appelant à un renforcement des mesures répressives pour tenter de contenir la vague montante des contestations.
Le cycle de la surenchère semble bien enclenché et nous savons ou il mène : « La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent » disait Einstein.
Il existe pourtant d’autres chemins.
La violence est avant tout un langage, une manière de dire, de se dire quand les moyens d’expressions autres ne sont pas ou plus disponibles.
Et c’est le rôle des pouvoirs que de l’entendre, des pouvoirs qui n’existent, dans une société démocratique, que parce que ceux-ci leur ont été délégués, un temps, au service de la collectivité.
Alors quand la collectivité emploie la violence, sous toutes ses formes, il faut pouvoir entendre ce qui se dit, refuser le réflexe émotionnel de la crispation, du rejet et de la polarisation.
Il n’y a que le premier pas qui coute vraiment. Il doit venir « d’en haut ».
Une piste de réflexion : s’il est indéniable qu’un système doit assurer la sécurité de tous, celle-ci n’a jamais suffi et ne peut être invoquée seule, entrainant son lots d’interdits, au risque de graves dérives sécuritaires.
Elle doit être équilibrée.
Pour chaque interdit dont la fonction première est d’assurer la sécurité, il faut un repère, quelque chose de positif qui dit « va par-là » et ce afin d’assurer la composante qui manque cruellement dans l’équation ces derniers temps : le bien-être.
Des repères qui favorisent le bien-être, des interdits ayant pour fonction d’assurer la sécurité, l’équation gagnante pour ceux qui cherchent à faire fonctionner les choses plutôt que de prendre un plaisir malsain à perpétuer le chaos.
Mais où sont nos repères communs aujourd’hui ?
Le vivre ensemble ne peut se passer d’eux il est donc urgent de les réinventer suite à l’échec des grandes idéologies traditionnelles.
C’est le pari du Centre « Les Terrasses » au travers de ses formations.